#Sud Congo Conséquences sur le dépôt de la requête auprès des Nations Unies

CONFÉRENCE DE PRESSE

Du 10 juin 2014 – Salons Hoche Paris

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« De tout temps, quand il y a des abus, il y a des hommes qui se lèvent et parlent au Nom de leur Peuple pour dire et faire ce qui est juste. »

Conséquences sur le dépôt de la requête auprès des Nations Unies

« Dans la Vie, il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le Courage de le faire. » (Georges Clemenceau).

Ce 10 juin est jour férié au Congo pour cause de fin de la Conférence Nationale Souveraine où Denis SASSOU s’était lavé les mains, où tout le monde s’était juré de ne plus jamais usé de la violence politique.

Après l’intervention sur les raisons fondamentales qui ont poussé à la création de l’État du SUD CONGO, l’idée de la sécession humaniste résulte du fait que tout le commandement est dévolu de façon népotique aux ressortissants du Nord Congo du clan M’bochi d’Oyo, j’aimerais aborder de façon très claire les conséquences de la requête aux Nations Unies.

Il est nécessaire de se rappeler que « 750 000 personnes du Sud Congo manquent à l’appel », cela d’après le rapport du projet de programme post-conflit de développement économique et social pour le Congo 2000-2002. Un rapport cosigné en novembre 1999 par le Président Denis SASSOU NGUESSO, le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de l’Administration du Territoire, Pierre OBA, le ministre de l’Économie, des finances et du budget, Mathias DZON, l’Union Congolaise des Banques (UCB), la Banque Africaine de Développement (BAD) et les Nations Unies.

Ces « 750 000 personnes » sont les classes d’âge actuelles dans la tranche 20-40 ans. Ce sont les chiffres officiels de ce rapport, non compris les 353 jeunes gens qu’on appelle les « Disparus du Beach » alors qu’au Rwanda, le chiffre officiel est d’un million environ.

Face à ce « trois quart de million manquant à l’appel », face à nos 353 jeunes gens disparus du Beach, face à nos 350 familles enterrées à Kimaza au Bas-Congo en RDC, face à nos Martyrs emblématiques, quoi peut plus encore nous préoccuper maintenant ? Modifier ou changer encore la Constitution ? Peut-on sans cesse accepter l’inacceptable ? Comment agir face à l’absurde ?

De tout temps, les abus ont toujours fait que des hommes se lèvent et parlent au Nom de leur Peuple pour dire et faire ce qui est juste. La saisine par Nous par la voie diplomatique en reste, est la réponse adaptée face à l’absurde qui maintient le statu quo par la pauvreté.

Où en sommes-nous aujourd’hui avec le consensus d’Union Nationale entre Nord et Sud ? Le Sud Congo est sans cesse en récession. Combien de députés y a-t-il au Sud ? 18 sur 136. Ne nous demandez pas d’être des monstres à notre tour afin de nous libérer. Où en sommes-nous aujourd’hui avec ce consensus que certaines régions du Sud du Congo qui n’ont pas voté la Constitution du 20 Janvier 2002 alors qu’elles subissaient la guerre civile ont quand même accepté pour survivre ?

Croyez-moi, nous n’avons pas envie de réveiller les morts. Mais, ne nous demandez pas de les oublier ; ne nous demandez pas de les ignorer pour la pérennité de la dictature !

Nous n’avons même pas eu le droit de les enterrer parce que leurs corps n’ont jamais été retrouvés, après que nos villages aient été rasés dans leur intégralité jusqu’à couper tous les arbres fruitiers et décimer les élevages pour affamer tout le Sud Congo.

Que nous demande aujourd’hui Denis SASSOU ? Tout ignorer et effacer la Mémoire ! A l’état actuel de la République du Congo Brazzaville, il faut laisser la Constitution de 2002 voulue par Monsieur SASSOU lui-même, et faire en sorte qu’il tire sa révérence en vrai chef d’État, permettre les partis à procéder à des élections libres. Et qu’enfin le Sud Congo existe, associé au Nord ou sans le Nord au poids de l’un et de l’autre sans domination de l’un sur l’autre par la spoliation de ses richesses.

Aujourd’hui, aucune femme, aucun homme ne saurait accepter de vivre sous le joug de son conjoint. Qui peut accepter le dixième de ce que le Sud Congo souffre aujourd’hui ?

C’est pour cela qu’aujourd’hui, au vue des instincts de modification ou de changement de la Constitution qui n’a d’objectif que de pérenniser le pouvoir du Nord sur le Sud en attribuant un troisième mandat présidentiel à Monsieur SASSOU jusqu’en 2023, Nous, Sud Congo, sommes contraints par la nécessité à reprendre nos droits souverains.

Les commémorations d’aujourd’hui 6 juin sur les plages du Débarquement nous ramènent à l’Histoire. Face à la barbarie nazie, face à l’inacceptable, face au maréchal Pétain, le général de Gaulle, par l’Appel du 18 Juin 1940, déclara la France Libre avec pour capitale Brazzaville. Pour que la France demeure Libre. Pour que la France reste la France sans se référer à un quelconque référendum du Peuple Français. Le Peuple de France se mit debout. La Résistance s’organisa. La France fut libérée et demeure libre.

Étant donné la volonté du « Grand Nord » à pérenniser cette situation de rente, ne reste aux signataires de la requête dûment accrédités et souverains, comme le fut le général de Gaulle qui déclara la naissance de la France Libre avec Brazzaville pour capitale, pour toutes les raisons irréfragables déjà évoquées, que de déclarer Nous aussi l’État du Sud Congo souverain, libre et indépendant, auprès des Nations Unies et de la Communauté Internationale, avec effet suspensif immédiat du Nord et séparation de corps et de biens.

Ce qui sous-entend désormais, pour tous les Congolais et la Communauté Internationale, de considérer que Monsieur SASSOU n’est plus, à compter du 30/04/2014, le président de la République du Congo dit Brazzaville car la cité même de Brazzaville fait partie historiquement, avec le Pool, de l’État du Sud Congo, lui-même partie de l’antique Kongo.

Il le sait fort bien puisqu’il a des conseillers suffisamment perspicaces pour le lui dire. Ce qui implique ipso facto que le Parlement de la République, entendez par là le Sénat et l’Assemblée Nationale, devient caduque, et que l’état de collaboration à sens unique cessant désormais.

En conséquence, par cette requête diplomatique, désormais, ni Monsieur SASSOU, ni le Parlement actuel, ni le Gouvernement actuel, n’ont plus la délégation de signature pour leur permettre d’engager l’État du Sud Congo. Par ces faits, tout document, tout contrat, tout projet de loi, et autres, émis par le pouvoir de l’ex-République du Congo Brazzaville, après la date historique du 30 avril 2014, se voit de fait désormais NUL ET SANS EFFET.

Pour éviter toute situation de crise administrative, Nous appelons le Secrétariat Exécutif des Nations Unies à procéder à la nomination illico, d’un Administrateur Judiciaire du CONGO, ayant mandat des Nations Unies, dont les missions seront de gérer les affaires courantes du Congo à titre transitoire, avec le Gouvernement Spécial Provisoire du Sud Congo dont la finalité est la réalisation au plus tôt du Référendum d’Autodétermination avec recensement général des États Nord et Sud par les partenaires de la Communauté Internationale pour au moins le Sud Congo ; celui du Nord Congo étant de son ressort.

Pour mettre fin aux violations des droits de l’Homme, aux arrestations et condamnations arbitraires, au génocide et au terrorisme d’État dont est coupable le régime de Monsieur SASSOU et, pour permettre à nos partenaires de continuer à exercer sans inquiétude, l’Administrateur Judiciaire aura pour mission d’ouvrir un COMPTE SÉQUESTRE des recettes du Sud Congo, depuis la partition du 30 avril 2014 jusqu’au Référendum d’Autodétermination pour la partition humaniste envisagée. Les ordres de règlement émanant de l’Autorité Spéciale Provisoire sous contrôle de l’Administrateur Judiciaire.

Nous attirons l’attention de ceux qui continueraient par imprudence, ignorance ou mégarde, à verser les revenus, tant pétroliers que fiscaux, auprès des dirigeants actuels de l’ex-République du Congo Brazzaville, que ceux-ci n’ont plus la légitimité juridique à compter de la date du 30/04/2014. La nullité de la fonction présidentielle entraînant de fait la nullité des nouveaux contrats signés après la date de cessation d’indivision, et tout en rassurant les partenaires actuels du Congo qu’aucun contrat légal ne sera suspendu.

Notre détermination politique se fonde par la nécessité d’équité sociale au Sud Congo.

Comprenons qu’il s’agit pour Nous de faire en sorte que les Régions Sud Congo, ce que Nous voulions faire avec ceux du Nord Congo dans un projet d’Union Nationale, non pas au sens des Partis, mais d’Ethnies d’origine, c’est de faire en sorte que chacune tire le bénéfice des ressources de chacune, et non pas à l’Une de spolier l’Autre au nom de l’indivision de la République Une et Indivisible devenant un marché de dupe pour le Sud.

C’est la seule façon pacifique d’agir dans l’immédiat contre la pauvreté. Voilà l’esprit du Contrat que Nous proposons au Peuple du Sud Congo, mais aussi au Nord Congo sans indivision, et pour lequel Nous sollicitons l’adhésion de la Communauté Internationale.

Pour terminer, je lance un appel, à tous Ceux qui, comme Nous, sont épris de paix et de justice, à se joindre à nos efforts afin que soient éradiqués les crimes génocidaires contre nos populations civiles du Sud, l’extermination d’ethnies entières et le pouvoir éternel.

La PARTITION, la cessation de l’INDIVISION, est la réponse humaniste adaptée à l’absurde, à ceux qui ont adopté le crime et l’intrigue comme mode de gouvernement. Elle répond au besoin des Régions du Sud Congo toutes d’ethnie Kongo, de Nous regrouper dans un État où Nous pourrons reconstruire souverains notre qualité de vie, sans que le Peuple du Sud Congo ne serve encore de cible par le biais des nouvelles acquisitions d’armes de guerre.

Nous savons que Nous sommes extraordinairement majoritaires au Sud entre Nous pour que cesse l’état d’indivision dupant le Sud Congo pour confiscation du commandement. Mais, Nous savons aussi qu’au Nord, ceux d’Oyo n’ont pas la majorité. En conséquence, pour mieux refaire l’Indivision Républicaine, il Nous faut la Partition pour sauver l’essentiel vu de notre point de vue humaniste, souverain et inaliénable : le droit à la survie.

A Tous, au Sud Congo, j’en appelle au Rassemblement pour qu’aboutisse cette sage façon d’agir en paix en présageant des États-Unis d’Afrique Centrale où l’antique Peuple Kongo sera parmi ses promoteurs et initiateurs sans qu’aucun Peuple ne perde son originalité.

Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre venue et de votre attention.

Vive la démocratie,

Vive l’État du Sud Congo.

Modeste BOUKADIA

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Une réflexion sur “#Sud Congo Conséquences sur le dépôt de la requête auprès des Nations Unies

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